‹ OEuvres complètes de Eugène ScribeChapitre 167 sur 223 · LA REINE, KOLLER · texte numérisé non relu

LA REINE, KOLLER

LA REINE, la regardant sortir.

Vous l'avez entendu, Koller... ce soir à l'hôtel du comte de Falkenskicld... ce dîner où doivent se trouver réunis Struensée et tous ses collègues, c'est ce que j'allais vous apprendre quand on est venu nous interrompre.

KOLLER

Eli bien, qu'importe ?

LA REIXE, ù ilemi-Toix.

Ce qu'il importe ! C'est le ciel qui nous livre ainsi tous nos ennemis à la fois. Il faut nous en emparer, et nous en défaire !

KOLLER

Que dites-vous ?

LA REIXE, de même.

Le régiment que vous commandez est, cette semaine, de garde au palais, et les soldats dont vous pouvez disposer suffisent pour une pareille expédition, qui ne demande que de la promptitude et de la hardiesse.

KOLLER

Vous croyez...

D'après ce que j'ai vu hier, le roi est trop faiJjle pour prendre aucun parti, mais il approuvera tous ceux qu'on aura pris. Une fois Slruensée renversé, les preuves ne manqueront pas contre lui et contre la reine. Mais renversons-le ! ce qui est facile, si j'en crois cette liste que vous m'avez confiée ! C'est le seul moyen de ressaisir le pouvoir, d'arriver ù la régence et de gouverner sous le nom de Christian VII.

UEUTnANU KT HATON

KOLLER

Tous avez raison : un coup de main, c'est plus lot fait ; cchi vaut mieux que toutes les menées diiilomatiiiues, auxquelles je n'entends rien. Dès ce soir je vous livre les ministres morts ou vifs. Point de grâce : Struensée d'abord, Gœlher,Falkenskield et le comte Bertrand de Ranlzau!...

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