LIONEL ET ARTHUR
SIR COKNEY, à Zambaro.
Eh bien ! mon cher, ça va à merveille ; Son Excellence a reçu vos petites notes.
ARTHUR, bas à Zambaro.
Ah ! traître !
Hein... Qu'est-ce que c'est?
LIONEL, haut et avec un mouvement.
Rien ; nous avions peur qu'elles ne fussent interceptées.
SIR COKNEY
Du tout; les mesures ont été prises sur-le-champ comme vous l'avez indiqué.
ARTHUR, bas à Zambaro qui veut parler.
Tais-toi.
SIR COKNEY
Douze hommes se sont emparés de Beacon-Hill pour empêcher d'allumer se fanal ; le régiment des fusiliers et lie soldats de marine marchent sur Lexington pour désarmer
ces bons Yankees... je pense que ce ne sera pas difficile.
ZAMBARO, à pprt, lui faisant signe des yeux.
Il ne comprend rien.
Sm KOKNEV, continuant.
Enfin, à cinq heures précises, tous les chefs seront arrêtés à domicile.
ARTHUR ET LIONEL, se regardant.
A cinq heures !
ZAMBARO, à part.
Courage, imbécile !
N'est-ce pas ce que vous avez demandé ?
LIONEL, prenant un pistolet sur la table.
Il suffit, nous en sivons assez.
SIR COKNEY, étourdi.
Comment ? quoi ? qu'y a-t-il, messieurs?
LIONEL, le saisissant.
Point de bruit, sir Cokney ; il est trop tard pour retourner à Fhôtel de Son Excellence, pour quelqu'un surtout qui ne
connaît pas les rues de Boston. (Lui montrant le cabinet à gauche.)
Entrez là. (a Arthur.) Une sentinelle sous la fenêtre.
ZAMBARO, à part.
Nous y voilà.
SIR COKNEY, résistant.
Permettez... expliquez-moi, -M. le baron...
ARTHUR, le poussant.
Point d'explications.
SIR COKNEY
Ah ! mon Dieu ! est-ce que je suis tombé dans une embuscade ? Messieurs, je demande à être traité avec les plus grands égards, si le droit des gens n'est pas inconnu dans ces climats barbares.
(On rpnfcrme dans lo cabinet.^