I.A HOHKMIENNE
AHTIIUR.
Kl d'un...
LIONKL, à Znmbnro.
Quant à toi, niisi'ral)le, rends grâce au souvenir qui protège encore la vie. (.\ Arthur.) Qu'il soit gardé à vue ; je vais l'envoyer prendre par quatre de nos soldats ; et s'il voulait fuir, point de pitié.
ARTHUR, rapidement.
Mais que taire maintenant ? le gouverneur est averti ; à cinq heures...
LIONEL
Il nous reste deux heures, attaquons sur-le-champ, (a pan.) Et Bathilde, il faut la délivrer; éloignons d'abord Arthur. (a Arthur.) Rasscmblcz nos amis, courez au fanal, désarmez le poste anglais, allumez, marchez aussitôt sur Bunker's-hill : le départ des fusiliers et des soldats de marine dégarnit ce côté ; emparez-vous de la redoute qui nous rend maîtres de la baie ; si nos milices forcent le passage, elles nous y joindront ; si elles succombent, nous nous y enterrerons, et ce ne sera pas sans vengeance. Prévenez Jackson, William, les volontaires ; pour moi, j"ai les moyens d'arriver jusqu'au gouverneur.
ARTIILR.
Et lesquels ?
LIONEL
Je le les dirai, et c'est à loi que je confie cette entreprise. Puisque le sang doit couler, commençons par le sien. Suivez-moi.
(il sort précipitamment suivi d'Arthur.)