DE COURCELLES
Voilà la seule chose qui l'arrête, je le parierais,
M. DE BUSSIÈRES, avec dépit.
Croyez donc ajirès cela aux douleurs éternelles!... Cela ne m'étonne pas, les femmes sont toutes ainsi.
M. DE COURCELLES
Et nous de même.
M. DE BUSSIÈRES
Non, monsieur, non, ne le croyez pas; il est des hommes chez qui les sentiments profonds ne s'effacent point aussi aisément.
M. DE COURCELLES, arec indifférence.
C'est possible ! mais cela m'est égal. (Avec chaleur.) Pour en revenir à madame de Blangy, elle ne me croira peut-être pas, je suis trop intéressé dans la question... vous, c'est différent... et puis un grand avantage que vous avez, c'est que vous l'amusez, vous la faites rire, et cela avance mes affaires.
M. DE BUSSIÈRES
Je suis trop heureux d'être bon à quelque chose, et s'il ne faut que hâter les bonnes dispositions où l'on est pour vous, je tâcherai de me tirer avec honneur de la mission que vous voulez bien n)e confier.
M. DE COURCELLES
Je ne sais comment vous remercier.
En aucune façon... cela m'amusera.
M. DE COURCELLES
Je crois que le moment est favorable, elle est seule, et si, avant de nous mettre à table, vous obteniez pour moi une bonne réponse, il me semble que je dînerais mieux.
150 COMÉDIKS
M. DE BUSSIERES.
II est de fait que voilà une raison...
M. DE COURCELLES
Positive, n'est-il pas vrai? Adieu, mon jeune ami, du courage. (Lui donnant une poignée de main.) Et à cliarge de revauclie
dans l'occasion.
i^.M. de Bussières sort. I