‹ Œuvres complètes de F. BaucherChapitre 147 sur 183 · PAGE 15. — Î.E CHEVAL EN BRIDE · texte numérisé non relu

PAGE 15. — Î.E CHEVAL EN BRIDE

Même érudition ; l'auteur fait connaître que les rênes sont séparées par le petit doigt et sortent entre l’index et le pouce; il ajoute :

« Lorsqu’on désirera changer la direction , la main » se portera dans la nouvelle direction qu’on voudra » suivre. »

Voilà qui est instructif ! Passons à la fin du chapitre :

« Si l’on veut arrêter on l’enlèvera (la main) devant soi, » jusqu’à ce que le cheval reste en place, en ayant soin de » ne plus faire agir les jambes; pour reculer, on enlèvera » la main jusqu’à ce qu’il rétrograde ; aussitôt qu’il se por- » tera en arrière, pour qu’il ne recule pas avec trop de » précipitation, on diminuera l’effet du mors en baissant » la main. »

Cesl sans doute au point de vue trop élevé d’où M. d’Aure considère l’équitation, c’est à son mépris pour les misères de l’art, que nous devons un pareil principe. 11 est, au contraire, de règle générale qu’on ne doit pas arrêter ni reculer un cheval sans le secours des jambes. Tous les auteurs raisonnables ont au moins ajouté (sans autre explication, il est vrai) que les jambes devaient accompagner la main, ce qui ne suffit pas. Il faut, et je l’ai prouvé, que dans tous les effets rétrogrades les jambes précèdent la main.

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