‹ Œuvres complètes de F. BaucherChapitre 154 sur 183 · PAGE 34. — APLOMB DU CHEVAL, ACCORD DES MAINS ET DES ÏAMBES · texte numérisé non relu

PAGE 34. — APLOMB DU CHEVAL, ACCORD DES MAINS ET DES ÏAMBES

« Si vous voulez aller en avant, les jambes portant l'ar- » rière-main sur les épaules ; cette dernière partie, étant » plus surchargée, cherchera un appui sur le mors. C’est

» ce soutien fixe, mais léger, qu’on laisse prendre sur le » mors qui s’appelle mettre un cheval dans la main ; plus » la tète se place perpendiculairement, mieux il est dans la » main. »

M. d’Aure peut commettre de pareils aphorismes, sa réputation est là pour leur donner un démenti.

Recette pour mettre un cheval dans la main : « Vous » portez l’arrière-main sur les épaules, le cheval cherche » un appui sur le mors, et la mise en main suit immédia- » tentent. »

Je dois faire remarquer ici les propres paroles de M. d’Aure : « Plus la tête se place perpendiculairement, » mieux il est dans la main. » Or, on se rappellera que dans sa brochure dirigée contre ma méthode, et dont je me suis occupé en commençant, il attaque cette position, parce que je l’indique. Ne lui suffit-il donc pas de discuter avec les autres, sans être encore en contradiction avec lui-mème?

pages 35 et 36.

« Ain- i, plus un cheval sera assis, plus il aura la bouche » belle, et plus les jambes devront agir ; plus il sera sur » les épaules, plus le point d'appui sur la main sera » grand. Cette explication (ajoute l’auteur) pourra paraître » étrange, parce quelle n’a jamais été démontrée. »

Je ferai observer à M. d’Aure que mon Dictionnaire raisonné d'équitation a paru un an avant son in-4°. C’est assez lui dire que ce qu’il prétend être de lui m'appartient. Le lecteur trouvera dans mon dictionnaire des dissertations à l'appui de ce principe.

page 38. — RÉSUMÉ.

« Lorsqu’un cheval porte trop sur les parties antérieures.

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» on dit qu'il est sur les épaules; quand au contraire il » porte davantage sur l’arrière-main , il est trop assis : » l'inégalité de forces ou de souplesse entre ces parties » produit l’un et l’autre effet. »

On pourrait croire que je ne prends que des fragments insigniGants, qu'il est impossible que l'auteur ne donne pas quelques préceptes, qu’il ne peut pas se borner ainsi à dire que c'est la main qui porte l’ avant-main sur les ban- . ches et les jambes qui portent le cheval sur les épaules. Rien n’est plus vrai cependant , et quiconque voudra prendre la peine de lire le Traité d' équitation de M. d’Aure n’y trouvera nulle part l'indication d’une cause, la démonstration et l’explication d'un effet.

PAGE 40. — des CAUSES QUI PORTENT LE CHEVAL SUR L’ AVANT-MAIN.

« La première est causée par la pesanteur de la tête , la » deuxième lorsque la liberté et la force de l’arrière-main » sont inférieures à celles de l'avant-main, et la troisième » est causée par une grande roideur dans les hanches et » dans les jarrets. » L’auteur ajoute : « Il faudra chercher » alors les moyens les plus propres à le mettre dans un » équilibre naturel. »

Le lecteur s'imagine sans doute que M. d’Aure va enfin lui indiquer ces moyens : erreur : l’illustre écuyer a une équitation trop large pour descendre à de pareilles minuties.

PAGE 42. — POSITION DE LA TÊTE DU CHEVAL PORTANT SUR l’avant-main.

Ici, même science, même vague, même façon de donner des éclaircissements ; l'auteur indique comment est placée

la tète lorsque le cheval résiste plus ou moins ; mais quant aux moyens de rectifier ces mauvaises positions, moyens sans lesquels l’éducation est impossible, M. d’ Aure n’en dit pas un mot.

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