PAGE 30. — TROISIÈME LEÇON
Changement de direction par les jambes.
Je laisse de côté la partie mécanique, et j’arrive à la conséquence de ses effets. Le docteur en équitation dit :
« Il faudra étudier la différence de ces deux actions (la » main et les jambes), afin d’en coordonner plus tard les » effets et de concevoir, dans les divers mouvements qu’on » pourra exécuter, que si le cheval recule plus qu’il ne » doit, c'est que la main agit trop et que les jambes ne » maintiennent pas assez ; comme aussi, s’il avance trop, » c'est que les jambes exercent trop de pression et que la » main n’est plus assez assurée. »
Donc, si la bille qui doit arriver sur un point donné reste en deçà, c’est qu’on ne l’a pas poussée avec assez de force ; si, au contraire, elle va au delà, c’est que la force a été trop grande. Celte petite comparaison, venant en aide à la perspicacité du lecteur, lui fera peut-être retirer tout le fruit d’un axiome aussi nouveau.