XXX PRÉFACE
L'ouvrage de M. Vincent se compose de deux parties très distinctes. Dans Fune , il répète tous les vieux reproches, les vieilles objections, les calomnies surannées qu'on a inventées, depuis trois siècles, contre l'Église catholique, et qui ont été réfutées mille fois. Cette partie est pour le^ peuple ; nous n'en parlerons point. Elle est écrite d'ailleurs avec tant de négligence, que le ministre y confond Bossuet avec saint Jérôme , en citant à faux un mot de ce dernier. Cela étoit sans inconvénient pour la classe de lecteurs à qui , dans ce moment , il s'adressoit.
Dans l'autre partie , le ministre avoue tout ce que nous avons avancé sur l'état actuel du protestantisme. Nous l'en remercierions davantage , s'il lui eût été possible d'éviter cet aveu. Entrons dans quelques détails.
Od que nous nous étions principalement proposé de prouver, c'est que le protestantisme , laissant chacun maître de croire ce qui s'accorde le mieux avec sa raison , n'est qu'un système d'indifférence. Ce mot d'indifférence a choqué M. Vincent, et non sans motif; car si