‹ OEuvres complètes de F. de la Mennais (volume 4)Chapitre 21 sur 89 · PRÉFACE. XXXI · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXXI

nous l'avons justement appliqué à la Réforme, il est clair que la Réforme n'est point une religion. Que dit-il donc pour la justifier? Il faut l'entendre lui-même.

«M. de La Mennais est tombé dans une er- » reur fondamentale , qui règne dans tout ce » qu'il a dit des protestans, et qui le rend sou- » verainement injuste. Il confond sans cesse » la tolérance et T indifférence. Il déclare les » protestans indifférens à toute religion , parce » qu'ils laissent chacun professer la sienne , et » qu'ils ne s'ingèrent point de damner ceux » qui ne pensent pas comme eux. Je suis tolé- » rant pour autrui, mais je ne suis point indif- » feront à la croyance que je dois moi-même » adopter... Je suis tolérant pour les opinions » d'autrui, parce que je suis convaincu que les » opinions sont le domaine de la conscience ; » que les autres ont la persuasion de celles » qu'ils professent, comme je l'ai des miennes; » que moi-même je ne suis point à l'abri de » l'erreur. (1), » r

(i) Observations, etc., ^. a b et ne.

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