XLII PREFACE
Le ministre est tellement prévenu des idées de la Réforme , qu'il ne peut plus concevoir la Religion chrétienne sous la notion de société. Ne comprenant ni le pouvoir spirituel qui commande la foi, ni la foi elle-même , qui est l'obéissance à ce pouvoir, il ne voit dans les dogmes que des opinions , et dans le Christianisme tout entier qu'une science. Ses paroles sont trop remarquables pour ne les pas citer. « Les recherches dans la nature, dans l'Écri- » ture sainte, dans l'histoire de l'Église , sont » et demeurent, non seulement permises, mais » nécessaires : et si les recherches sont pery> mises, il est permis, il est juste, il est néces- » saire d'en admettre les résultats prouvés. Les » sciences théologiques ne peuvent plus de- » meurer stationnaires ; elles doivent marcher » comme les autres sciences , et tendre sans » cesse à une plus grande consistance , à une » plus grande pureté (1). »
Ainsi , toujours se purifiant ^ les croyances n'auront rien de stable, elles varieront, comme
( 1 ) Observations y de . , ;?. 82.