PREFACE
à Dieu ne plaise ! de contrister nos frères séparés. Nés comme eux au sein de l'erreur, il n'est que trop vraisemblable que nous partagerions leurs préventions contre la vérité. Le seul sentiment que nous éprouvions , en combattant , non pas eux, mais les faux principes qui les abusent, est une douleur profonde de les voir s'égarer loin des voies du salut, et un désir ardent que le jour luise enfin où nous nous embrasserons dans le sein de notre mère commune, de V Épouse sans tache du Sauveur^ de l'Église , dépositaire des promesses et de toutes les espérances des chrétiens : Ut fiât unum ovile et imus pastor (1)!
Après avoir répondu aux objections qu'on a faites contre la première partie de Y£ssai sur V Indifférence , il nous reste à parler de la seconde. Nous espérions la faire paroi tre peu de temps après la première : d'autres travaux nous en ont empêchés. Nous nous sommes aperçus, d'ailleurs, qu'au lieu d'un volume cette seconde partie en exigeroit deux , ce qui
(I) Joan.li^. 16.