L PRÉFACE
sans fond comme sans rivages. Après avoir proclamé l'indépendance de la raison , à quel titre viendroit-on lui ordonner d'obéir? Le principe posé, l'on ne peut plus en arrêter les conséquences ; il faut tout permettre , tout consacrer : il faut enfin avouer hautement , avec un évêque anglican, que « le protestantisme con- » siste à croire ce qu'on veut , et à professer » ce qu'on croit (1). » Et si cette définition , qui suppose une croyance quelconque, ne paroît pas encore assurer une liberté suffisante à la raison , M. Vincent en retranchera ce qui imphque la nécessité de la foi, et dira que « la » religion est une affaire de cœur entre Dieu » et sa créature , par le moyen de l'Évan- » gile (2) . » Alors les plus difficiles devront être contons.
Au reste, en montrant l'inconséquence et les dangers de la réforme, notre dessein n'est pas,
(1) Proiestantism consistsinbellieving what each one pleases, and in profe^slng what he bclieves Bishop Watson's charge to his clergy ; cité par M. Milner dans son ouvrage intitulé : The end ofreligiouscontroversy,eic., part, m, ip. t2S,
(2) OhsêrvaHons, eic. préf. j^i. 6. '<