ACTE TROISIÈME
— C'est s'égaler aux dieux : leur éclatant exemple Consacre chaque terre et vit dans chaque temple. Le premier de nos rois n'a-t-il pas dû le jour Aux autels profanés par un divin amour?
Lui-même, à la faveur d'une perfide amorce, N'a-t-il pas demandé des hymens à la force,
Et, par ce crime heureux, prolongé nos destins Qu'une pudeur timide eût à jamais éteints?
Nous sommes tous les fils d'un attentat immense; De quel droit m'accuser si je le recommence, Et si mon sang, ce sang par l'audace acheté, Fait de l'audace en moi couler l'hérédité ?