MADAME T)E 15 R ETTE \ I I, LE
Par plaisir !
CnARLOTTE.
Le combat va s'engager; j'attends.
— Il me plaît d'assister an choc des combattants.
MADAME DE Pj RETT E VI LLE.
Peux -tu bien, mon enfant, te plaire à ces alarmes!
LE VIEUX GENTILHOMME
Pour des yeux féminins j'en comprends peu les charmes. La guerre des partis n'est pas de ces toiu'nois Où les dames trouvaient un spectacle courtois.
CHARLOTTE
i\on 1 II ne s'agit pas d'une joute frivole , Pour la couleur d'un nœud ou d'une banderole. Voici d'autres combats et d'autres passions î 11 s'agit aujourd'hui du sort des nations.
— En avant! Mon cœur bat de crainte et d'espérance.
— Vive la liberté ! — Dieu délivre la France ! Je vois fuir les tyrans; je vois, jour glorieux! Le drapeau girondin flotter victorieux!
MADAME DE 15 R E TT E V I LL E , au vieux .gentilhomme.
Que VOUS avais -je dit!
ACT!-: I)EU\li:.MH. 27;
LE VIEUX GENTILHOMME
Laissez, mademoiselle, Laissez les girondins, indignes de ce zèle; Quel intérêt pour nous a leur triste débat? Par l'émeute élevés, l'émeute les abat.
Profond enseignement aux modernes systèmes, ()ue tous ces révoltés s'entr'égorgeant eux-mêmes 1 — Mais, puisque les combats vous semblent familiers, Venez ; vous trouverez de loyaux chevaliers , Dont on a toujours vu flotter le blanc panache Au sentier de l'honneur, sous le drapeau sans tache.
C 11 A lU. () T T E .
De loyaux chevaliers, contre la France armés!