‹ Œuvres complètes de F. Ponsard (volume 4)Chapitre 50 sur 112 · UN AUTRE · texte numérisé non relu

UN AUTRE

Quoi !

MADAME DE BRETTE V I L EE

Qu'est-ce donc?

CHARLOTTE

C'est que Catilina Exile en ce moment Cicéron du sénat; ()ue nous sommes trahis; que la gironde est morte; (}ue l'émeute est maîtresse, et que Marat l'emporte! C'est qu'il n'est plus d'abri, plus de loi, plus de frein! C'est qu'on peut tout oser! — Marat est souverain.

MADAME DE BRETTE VILLE

Ail ! mon Dieu !

Nul de nous n'est sur de vivi'e une heure. Tant ({ue Marat vivra, que chacun tremble et meure!

MADAME DE BRETTEVILLE

0 ma lille, il faut donc bien vite t' éloigner!

Voici mon vieil ami qui va t' accompagner.

.l'ai des parents à Londre, où l'on t'olïre un asile ;

Va; — fais cela pour moi qui mourrai plus tranquille.

C[IARL0TTE.

Mais vous-même, ma tante?

274 CnAIU.OTTK COIJDAV.

MADAME DE I5R KTTE \ I L L E.

Oli ! moi, je resterai.

CIlAin.OTTE.

Je reste donc.

MADAME DE li R ETT E V I I. L E.

J'entends, et je te sais bon gré:

Mais je n'accepte pas un dévofunent funeste.

CHAREOT JE.

Eh bien, c'est par plaisir, ma tante, fjue je reste.

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