VOIX DU DEHORS
\ ive la République !
Tous ceux qui sont à l'intérieur agitent leurs chapeaux. — Le refrain de /" Miirseilltti^e éclate avec force.
29i CIIAHLUTTK COHDA^.
li A lî I) A HorX , un |ieu en arrière des autres girondins.
Heureux jeunes soldats!
JoyeuK et couliants , ils niarclieut au\ eoiuhats: Ils croient à la justice, et s'étonnent des crimes.
— Nous aussi , nous avions de ces élans sublimes.
Cliarlotto l'observe et Técoute attentivement. liL'ZOT, à Baibaroux.
Pourquoi donc, Barbaroux , ces mots décourageants? iN'as-tu pas bon espoir, à voir ces jeunes gens?
On n'entend plus la MarseilUii:ie que dans le lointain. B A R 15 A R 0 U X .
Dieu veuille qu'en ceci je sois mauvais prophète , Buzot; mais nous marchons, je crois, à la défaite. Quelle armée avons-nous? L'n millier de Normands. Où sont les bras promis par les départements? Ils sont soixante et dix, qui font pour notre cause En paroles beaucoup, en œuvres peu de cho^e.
— Sieyès! ])rudent Sieyès! vous aviez bien raison. Ailleurs l'indiiïérence ! ici la trahison!
11 montre Wimpfen.
Tu vois ce général; crois-tu qu'il nous seconde? Il défend les Bourbons et non pas la gironde. Ainsi notre drapeau devient le rendez-vous Des vieux partis vaincus qui se ser\'ent de nous, Si bien qu'environné de périls, je redoute Pour nous une victoire autant qu'une déroute.
— Et voilà mon chagrin! Je vois, et j'en gémis. Combien la République a peu de vrais amis,
Et que des deux côtés on prétend la défendre,
1. Le géiiL-ra! Wimpfeii et les oîlicicrs, à gauche. — Les girondins au fond vers la gauche. — Les hourgeois au foiui, vers là droite. — Barharoiix, Buzot et Charlotte, plus près de l'avant-scène.