SCÈNE II
C 11 A li L 0 TT !■: , lî A R B A li 0 V \ , P l'] ï ION, U U Z O 1 ,
et autres GIRONDINS, entrant à gauche. I.OUVET, s'avanrant vers Barbaroux.
Nous te cliercbons pour passer la revue.
Il salue Cliarlotte.
— Mais nous troublons peut-être une douce entrevue?
en AR LOTTE.
Ah! citoyen Louvet!
15 A R B A ROUX, à Louvet.
Fi! ce ton ne sied pas.
Cliarlotte n'a pas lu les Amours de Fuublas, Et, mieux que la servante assise à cette porte, Sa pureté défend qu'on parle de la sorte.
CHARLOTTE
11 sufi'it, Barbaroux. — Louvet, soyons amis.
Ce n'est qu'un badinage innocent et permis,
Je le crois: — s'il était ce qu'il ne doit pas être ,
Vous me jugerez mieuv, m'ayant pu mieux connaître.
LOUVET
Ail ! j'accueille à genoux ce langage indulgent. Mais me garde le ciel d'un soupçon outrageant, 0 sœur que nous aimons! vous si fière et si bonne! Ange des girondins que l'enfer environne !
ACT1-: TROisi i:Mh:. 193
CHARLOTTE
Kli bien, la paix est faite; oublions tout cela.
Roulements de tambour. — Le général Wimpfen, des aides de camp, lies ûfliciers et des girondins entrent à gaucho. — Des bourgeois entrent à droite , et vont vers les fenêtres du fond. A Louvet.
— Vous passez la revue?
LOrVET.
Oui; nos troupes sont là.
Demain, sans plus tarder, nous partons à leur tête.
A Barbarous, Pétion , Buzot et autres girondins.
Venez voir, mes amis; c'est une belle fête!
Il va vers les fenêtres qu'il ouvre. — Tout le monde remonte vers le fond, excepté le général et ses aides de camp, qui restent sur l'avant-scène , à gauche. — Plusieurs girondins s'avancent sur le balcon. — La place publique est occupée par les troupes des coufédérés. — On entend la Marscillahe; la musique est d'abord faillie ';t lointaine, puis le bruit se rapprocha et grandit.
PÉTIOX.
<]omme ils ont l'air guerrier!
LOUVET
Voyez-vous défiler Les braves jeunes gens qui viennent s'enrôler!