‹ Œuvres complètes de F. Ponsard (volume 4)Chapitre 81 sur 112 · ACTE OU AT RI KM H · texte numérisé non relu

ACTE OU AT RI KM H

l'0R\TEL R.

Notez le passage suivant.

Il lit.

« Jamais nous n'avons joui de quelque repos qu';ï la suite des expéditions populaires. Alors ils étaient tranquilles; ils jouaient même les patriotes.

Rires.

« Le rôle que la crainte des vengeances momentanées leur a fait jouer quelques jours, la crainte constante des supplices le leur ferait jouer jusqu'à leur mort. »

DEUXIÈME CITOYE-X.

Comme c'est raisonné 1

L O R A T E L" R , lisant.

« Quand donc comprendrons-nous que la liberté ne peut être établie que par la violence ? »

PREMIER C ITOVEX.

C'est compris. — En avant!

QUATRIÈME C ITOVEX, tirant son sabre du fourre.iu, et i'ajj;itant au-dessus de sa tète.

Vive la liberté !

l'orateur.

Vous êtes tous des hommes?

les citoyexs.

Oui, oui,

l'orateur.

Vous êtes tous décidés ?

LES CITOYEXS.

Nous le sommes.

l'orateur.

Eli bien , donc , suivez-moi 1

Il descend de sa chaise, et se met à la tète du groupe.

{|S cil A M 1.0 TTI-: COW I) A V.

i'LLSlLUKS CITOYENS.

Marchons !

PREMIER CITOYEN

Septenibrisons Les traîtres tiii-ondins qui sont dans les prisons!

DEUXIEME CITOYEN

Mort aux accapareurs !

E ORATEUR, se mettant en marclie à la tOte du groupe.

Au faubourg Poissonnière!

11 sort à droite, suivi du groupe.

CHARLOTTE, seule.

(3ui, marcliez. Vous laissez la vengeance en arrière. — Fuyez, lâches regrets! reviens ma volonté! Dieu, pour la rallermir, veut que j'aie écouté. Les destins de Marat, incertains tout à l'heure. Viennent d'être fi\és. Dieu commande qu'il meure.

Elle ramasse le couteau qu'elle avait jeté sous un Ijanc, et sort.

Pondant que Charlotte s'en va, les enfants traversent de nouveau le l'onS du théâtre, en chantant leur ronde :

.Sur ton chapeau de paille, .Sur ton chapeau coquet.

Ou sur ta fine taille Tu mettras mon bouquet.

Le rossignol chante.

Sous la feuille il chante, Pendant V mois d' mai, l^'udant le joli mois de mai.

Dessus ma robe blanche, Ton bouquet je mettrai.

C'est aujourd'hui dimanche ; Allons danser au pré.

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