‹ Œuvres complètes de F. Ponsard (volume 4)Chapitre 89 sur 112 · I) AN · texte numérisé non relu

I) AN

Des femmes !

MA KAT

Que lait-ou — l'écliafaud les tlemaiide — De Yergniaud, de Brissot, et de toute leur baudc?

DANTON

Des représentants !

M AllAT.

Non ; des rebelles , morbleu î IJarbaroux, leur ami, met l'Occident en feu. Plus d'une fois déjà j'ai demandé leurs tètes; Mais la Convention ne lit [)as mes requêtes. On me croit moribond, n'est-il pas vrai? — Tout beau. Messieurs! ne pleurez pas déjà sur mon tombeau.

Il va vers la table, et y prend une lettre.

Cette troisième lettre est aux autres pareille :

Si la Convention fait encor sourde oreille.

Malade, frissonnant, fiévreux, je me ferai

Porter à la tribune , et je vous la lirai.

— Pour toi, Danton, j'aurai l'œil sur tes défaillances.

Ami de Dumouriez , veille à tes alliances.

Je ne sais par quel dieu son bras fut désarmé,

Mais Achille a paru bien mou, le trente-un mai.

Adversaire courtois, sous une forme rude.

Tu frappais la gironde avec mansuétude;

Tu regrettais de vaincre et de couper les fleurs

Dont s'émaillait l'esprit de ces jolis parleurs ,

Si bien que, débutant par des coups de tonnerre,

L'orage s'épuisait en fracas débonnaire.

La haine est pour ton cœur un fardeau trop pesant?

Tant pis! — 11 faut haïr un ])arti malfaisant.

L'indulgence est un jeu plus brillant, je l'avoue;

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