VA H AT
A ton gré !
UOBK s PI li l\ R F-, se levant et allant vors Danton et Marat.
Citoyens, trêve à cette dispute!
Le patriote est calme et gravement discute.
DAMON
Morbleu! je parle haut, et ne pratique pas La prudence de ceux qui s'indignent tout bas.
Il va s'asseoir vers la table dans le fauteuil de Marat. MARAT.
Le silence est habile, et plus d'un bon apôtre Sait, entre deux partis, ménager l'un et l'autre.
RORESPlERRt: '.
Je ne ménage rien, Marat. — Quand il le faut, .le suis homme, Danton, à savoir parler haut.
— Toujours le bien public me dicta ma réponse: Et puisque vous voulez qu'ici je me prononce. Deux partis dangereux se disputent l'État:
L'un pousse à la faiblesse, et l'autre à l'attentat. Ceux-là, les corrompus, sont prompts à l'indulgence: Ceux-ci , les forcenés , ne rêvent que vengeance ; Les uns veulent fonder, noblesse pire encor, La noblesse bourgeoise et le règne de l'or : Les autres, appelant le pillage à leur aide. Lâchent les indigents sur celui qui possède.
1. Marat assis à gauche, Robespierre debout au milieu de la scène Danton assis à droite.