BERNARD
Bahl
BHO'Nf toujours- anrec uii'tlMi'iniHnteBt
On gagne toujours, en raisonnant un peu.
M. BERNARD
Si l'on gagne toujouzs, ce n'est dono plus^ on jeu»; Ce serait une affaire, alors> tout comme une autre.
Réfléchissant et comme se parlant à lui-même.
Le pré de Jean Claveau home au midi le nôtre ;
— La rivière entre deux; — ce prt me convient fort; Je serais maître ainsi de Tuni et Faotrebon);-
Mais Jean Claveau demandis un gros prix de sa terre. Sans entamer les fonds qui sont chez mon notaire^ Si je pouvais...
A LéOB«
Eh! ehl si j'étais sûr. garçon...
CAMILLE
Eh quoi! vous qui tantôt lui faisiez la leçon!
— En vérité, messieurs, la Bourse et ses faits d'armes Pour une jeune fille ont asser peu dis charmes r J'aurais cru qu'on pouvait trouver, en me parlant,
Un sujet d'entretien plu9 noble et ptos galant,
3li LA BOURSE.
Et que les sentiments que ma visite inspire.
Dans un autre langage auraient su se traduire.
LÉON
C'est vrai. Peut-on ainsi perdre un instant si doux ! — Vous voir, vous contempler, vous bénir à genoux. Voilà le vrai bonheur, le seul!
M. BERNARD
Bah ! ces fillettes , Elles veulent toujoui-s qu'on parle d'amourettes.
Prenant son chapeau.
Partons !
CAMILLE, à Léon.
Dites-vous bien ce que vous pensez ?
LÉON
Dieu!
C'était mon rêve ardent et mon unique vœu.
M. BERNARD, à sa fille.
Allons !
CAMILLE
Faut-il vous croire? — Et, quand j'étais absente. Mon image toujours vous fut-elle présente ?
LÉON
Toujours.
Quoi! jamais rien ne Teflaçait?
LÉON
Jamais.
Je ne voyais partout que celle que j'aimais.
Dans les murs de Paris, je rêvais à Tallée Où rheure tant de fois s est si vite écoulée.
CAMILLE
Vous souvient-il, Léon, des beaux soleils/couchants?