ACTE DEUXIÈME. M'A
LÉON
Du bruit des chariots qui revenaient des champs?
CAMILLE
Du jour où, travaillant à charger le fourrage, Nous fûmes, dans les prés, assaillis par Forage?
LKON.
Et du jour où...?
M. BERNARD, venant se placer entre eux.
Partons! que diantre! il faut partir.
On ne veut pas entrer: on ne veut plus sortir: On ne sait ce qu'on veut.
Il chorcho A entraîner sa fille, qui se retourne vers Léon% CAMILLE, à Léon.
Mais dites vrai : je gage Que vous vîtes ici plus d'un joli visage.
LÉON
Je n'ai pas regardé.
M. BERNARD, revenant se placer entre eux, pour les séparer.
Mais allons donc! — Bonsoir, Garçon; voici l'adresse où tu pourras nous voir. Vous aurez bien le temps, pendant la vie entière. De roucouler.
Il emmène Camille, Léon va pour les suivre et trouve Madelemc qui lui barre le passage.
MADELEINE, à Léon.
Monsieur, où donc est-il, mon Pierre?
M. BERNARD, s'arrêtant.
Bon! à l'autre, à présent!
LEON, répondant à Madeleine.
Mais par là, quelque part.
MADELEINE
Pourrais-je lui parler?
LÉON
P» aujourd'hui? pins Ind»
— Nous causerons d*abonL
XABELBnîE.
Seigneur! il est madMi^!
LÉON
Non pas. — Tu tiens beaucoup à ce garçon oiausaBde?
MADELEINE
Lui, mauaBadel mon Pierre I il chante en vrai pinson. Ah! dame, oui, que j'y tien», monsieur, à ce garçosl
M. Bernard est revenu sur ses pas, arec OamUlt; Léon se rmpproïke de celle-€i, pendant que Madeleine continnu.
Nous nous sommes tous deux promis le mariage. Oh! je compte sur lui; c'est fidèle; c'est sage; €e n'est pas lui, bien sûr, qu'on pourrait dëhaucbei:;. Et j'aurais mauvais cœur, moi, de m'en détacher.
LÉON
Je te l'amènerai.
MADELEINE, faisant la révérence.
Merci, monsieur.
M. BERNARD
Ces folles
Prenant Madeleine par le br».
Ne s'en iront jamais. — Eh! assez de paonofcsJ
— Veut-on marcher?
CAMILLE
Adieu, Léon!
LÉON
Camille, adieu!
M. Bernard sort avec Camille et Madeleine; Camille se retourne encore, et M« Bernard rentralno.
LÉON, sê«l.
Quelle pudeur suave en son touchant aven !