‹ Œuvres complètes de F. Ponsard (volume 5)Chapitre 169 sur 234 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

LEON, seul. — Après quelques minutes d'accablement, il relève la lêl»^ et se parlant froidement.

<"est complet : j'ai perdu mon patrimoine au jeu ; Je dois dix mille francs, que je ne puis pas rendre; Une fille adorable, un cœur sublime et tendre. Que j'aimais, qui m'aimait et se donnait à moi. Me chasse, justement, pour mon manque de foi; Je ne puis plus traîner que des jours déplorables, Que des regrets amers rendraient intolérables, Quand je comparerais, de si haut descendu, Le malheur actuel et le bonheur perdu ;

— C'est l'heure d'abréger une longue souffrance, Kt d'éteindre une vie où manque l'espérance.

Il va chercher sa boîte à pistolets. — Il l'ouvre, et pose sur la table un pistolet, qu'il regarde quelque temps en silence. *

Ln grain de poudre, — un doigt posé sur un ressort, Un peu de flamme, un peu de bruit... et l'on s'endort.

— Allons! finissons^en!

Au moment où il va prendre le pistolet, entre Keynold.

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