‹ Œuvres complètes de F. Ponsard (volume 5)Chapitre 178 sur 234 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

En les enveloppant de nuages opaques,

Qui des démons vaincus conjurent les attaques;

Eh bien, cette vapeur, que Ton respire ici.

Cette poudre, attachée au visage noirci,

Cet éternel brouillard, dont la sombre rosée

Sur nos lambris éteints est partout déposée,

€es immenses brasiers, qui brûlent nos poumons.

Ont un charme magique : — ils chassent les démons.

DELATOUR

Combien je m'applaudis de l'affaire imprévue A laquelle, monsieur, je dois cette entrevue! Le travail sérieux, jamais, jusqu'à présent.

Ne m'avait apparu sous ce jour imposant; Il a son temple ici. — Cette activité chaste Aux fureurs de la Bourse oppose un tel contraste. Qu'il semble que je passe, ainsi qu'un libertin. De l'orgie enflammée aux fraîcheurs du matin.

REYNOLD

En ce cas, s'il est vrai que notre œuvre vous plaise.

Restez-nous quelque temps, pour la voir à votre aise.

— Et, d'ailleurs, vous savez qu'un grand jour n'est pas loin?

DELATOUR

Je le sais.

REYNOLD

Veuillez donc en être le témoin.

DELATOUR

Volontiers; et pourtant cette journée heureuse A l'un de mes amis sera bien douloureuse.

Je comprends; mais enfin, quel que soit son ennui. Ce n'est pas moi qu'il doit en accuser, c'est lui.

DELATOUR

D'accord.

REYNOLD

Gomme j'aurais accepté ma défaite , C'est à lui d'accepter la chance qu'il m'a faite; J'en ai loyalement usé, cela suffit, Et j'eusse été niais d'en perdre le profit.

DELATOUB.

C'est fort juste. — Au revoir.

Il sort.

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