‹ Œuvres complètes de F. Ponsard (volume 5)Chapitre 203 sur 234 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

mes moyens de récréation; j'ai donc compté sur vous pour les trouver.

DE LUZINAY.

Oh ! nous les trouverons.

DE VAUGRIS.

Nous nous attachons à vous, comtesse, et jamais fée n'aura été servie...

LA COMTESSE

Non, non, je ne veux pas vous employer tous ensemble ; ce serait trop de plaisirs à la fois. Il faut ménager ses ressources, et, d'ailleurs, j'entends vous piquer d'émulation. — Je donne une journée à chacun de vous ; ce sera à vous de vous ingénier pour me divertir. Je me livre à vos inventions, — en tout ce qui sera convenable, bien entendu , — et je réserve un prix au plus habile.

DE LUZINAY.

.\h! charmant!

DE VAUGRÎS.

Délicieux !

d'artas.

Je n'échangerais pas ma journée contre une journée au paradis.

DE VAUGRIS.

Un prix de vous, madame ! Il y a de quoi donner du génie au plus maladroit.

DE LUZINAY.

Et quel sera ce prix, dont l'attente va troubler notre sommeil ?

LA COMTESSE

Celui qui le gagnera, — si quelqu'un le, gagne, — le. connaîtra , en le recevant.

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