ACTE PREMIER
DE LUZINAY.
Alors, il vous est égal , n'est-ce pas , que ce soit moi
((Ui réussisse plutôt qu'un autre? (Oontard fait un signe de tète.)
Eh bien, dites-moi, vous qui êtes son cousin, vous devez être instruit de ses goûts; que pourrais-je bien imaginer pour la divertir?
GONTARD
Comment ! vous êtes embarrassé , — avec le Duc de Mayenne?
DE LUZINAY.
C'est parbleu vrai ! — Au premier beau jour, j'arrangerai une chasse à courre, — ou mieux, un steeple-chase intime; un turf domestique, dans le parc de ma mère; il y a tout ce qu'il faut, une petite rivière et des haies; elle montera le Duc de Mayenne^ et je disposerai les choses pour qu'elle touche, la première, le poteau d'arrivée. — Ne croyez-vous pas que sa victoire la réjouira extrêmement?
GONTARD
C'est un plan superbe.
DE LtZINAY.
Je vous remercie mille fois, mon cher ami, de me l'avoir suggéré. Je vous prie de n'en dire mot à personne, (ii
sort.)