ACTE PREMIER. it
DE FLÉVIEUX.
Madame, celui pour qui était la lettre n'est plus à Saint-Gloud ; il est parti pour Strasbourg.
LA COMTESSE
Alors, pourquoi êtes-vous ici?
DE FLÉVIEUX.
Pour vous rendre votre lettre.
LA COMTESSE
Mais, mon Dieu ! votre simplicité passe toutes les bornes. (]e n'est pas à moi qu'il faut remettre la lettre , c'est à la personne à qui je l'adresse; et, puisque cette personne est à Strasbourg, ce n'est pas ici que vous devez être, c'est à Strasbourg. Comment n'avez-vous pas compris une chose si claire ?
DE FLÉVIEUX.
Eh quoi ! madame...
LA COMTESSE, le poussant en riant.
Allez, allez vite réparer cette maladresse. Courez à Suasbourg. Je ne vous parle plus que vous n'ayez fait votre devoir.
DE FLÉVIEUX, avec fureur.
Kh bien , oui, madame, je vais à Strasbourg. Je veux vous faire rougir de vos cruautés par mes soumissions; je veux savoir jusqu'à quel excès invraisemblable nous porterons, vous, la tyrannie, moi, la servilité, et qui se lassera le plus tôt, du despote ou de l'esclave.
LA COMTESSE
C'est bien dit. — Courez. (De piévieux sort.)
in CE QUI PLAIT AIX FEMMES.