SCÈNE X
OLIVIER, LE LUTIlN, «jant in>ris m rnie O^are. LE LUTIN.
Me reconnais-tu?
OLIVIER
Non, jeune homme.
LE LUTIN
Jeune, par tes dons imprudents.
— C'est Robin-Lutin qu'on me nomme.
J'étais l'ermite chargé d'ans; J'étais la bonne femme.
OLIVIER
Ah! traître!
LE LUTIN
Bah! nous cherchions tous deux l'Amour Je fus plus fin que toi , mon maître ; Trouve des dupes à ton tour.
C'est moi qu'il agrêra sans doute; J'ai rajeuni ; tu t*es fait vieux.
Ayant perdu trente ans en route.
Tu n'es plus très-beau.
OLIVIER, avec désespoir.
Malheureux !
LE LUTIN
Console-toi par la sagesse.
Dame! on ne peut pas tout avoir, Aimer, et donner sa jeunesse Aux plaisirs , à l'or, au pouvoir.
OLIVIER
Hélas ! si Ton pouvait revivre !
LE LUTIN
C'est ce qu'on a dit bien souvent; Mais on ne peut recoudre au livre Les feuillets qu'emporta le vent.