‹ Œuvres complètes de F. Ponsard (volume 5)Chapitre 79 sur 234 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, M. MERCIER, LE NOTAIRE.

51* MERCIER) sortant du. cabinet avec le notaire, et s'arrètant un instant vers la porte à droite.

Ainsi, mon cher monsieur, il est donc reconnu Que George garde encore un joli revenu?

LE NOTAIRE

Tout le bien maternel : dix mille écus de rente.

M. MERCIER

Je comptais sur le triple; enfin, je m'en contente. On peut, à la rigueur, vivre avec ce qu'il a, Et je ne suis pas homme à rompre pour cela.

— Ce que je mets, monsieur, plus haut que la richesse ,. C'est la bonne conduite et la délicatesse.

LE NOTAIRE

Vous avez bien raison.

M. MERCIER

J'ai gagné quelques biens , Monsieur, loyalement, par d'honnêtes moyens; Aussi, suis-je estimé dans l'état que j'exerce;

— Je fus déjà deux fois, monsieur, juge au commerce,

LE NOTAIRE

C'est un choix glorieux pour vous.

M. MERCFER.

Ma légion M'a nommé rapporteur, puis chef de bataillon ; Et , par une laveur peut-être un peu trop grande , J'eus la croix d'officier, sans en faire demande..

Nul n'en était [»lus digne, à coup sûr.

M. MERCIER

C'est pourquoi Je veux avoir un gendre honnête comme moi, Et, si le pur honneur ne réglait sa conduite, Ce serait un motif de rompre, tout de suite.

LE NOTAIRE

On ne pouvait choisir mieux que vous l'avez fait. Et vous devez , monsieur, être fort satisfait.

M. MERCIER

Mais oui.

Montrant ses filles.

Ne parlons pas devant ces demoiselles; Je m'en vais, de ce pas, les ramener chez elles. Et puis je reviendrai pour causer du contrat.

LE NOTAIRE

Bien.

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