‹ Œuvres complètes de F. PonsardChapitre 108 sur 219 · Cette scèDe est supprimée à la représentalioD · texte numérisé non relu

Cette scèDe est supprimée à la représentalioD

458 GALILÉE

GALILÉE

Quoi! chez moi, Votre Altesse!

LE GRAND-DUC

Oui, j'apporte un message, et non pas sans tristesse.

GALILÉE

J'écoute, monseigneur.

LE GRÀXD-DDC.

Il est temps de partir, Galilée; averti, je viens vous avertir :

On accuse déjà vos lenteurs ; je crains même Qu'on ne prenne envers vous quelque mesure extrême.

— J'ai mis une litière à vos ordres; demain,

II faut qu'au point du jour vous soyez en chemin ; J'ai d'ailleurs obtenu que vous, vieux et malade. Vous pourriez tout d'abord loger à l'ambassade ; Vous n'irez aux prisons qu'au moment du procès. Plût à Dieu que mon zèle eût eu son plein succès, Et qu'ayant cet honneur d'abriter un grand homme. Florence l'eût sauvé des atteintes de Rome !

J'ai fait ce que j'ai pu : j'ai lutté, protesté. Revendiquant les droits de l'hospitalité.

Réclamant mon sujet; mais la lutte inégale Ébranlait sur mon front la couronne ducale, Se brouiller avec Rome est un jeu hasardeux : Je ne vous sauvais pas ; nous périssions tous deux ;

— J'ai cédé.

GALILÉE

J'en gémis, Altesse; non pas, certe.

Pour moi, dont pèse peu le salut ou la perte, xMais pour la liberté des lettres, qui bientôt

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