‹ Œuvres complètes de F. PonsardChapitre 128 sur 219 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

rent notre talent, et un applaudissement est toujours spirituel.

MOLIÈRE

Cela est vrai, et, d'ailleurs, les applaudissements étaient mérités, car vous avez joué votre rôle à merveille. Ce n'est pas comme M. Duparc, qui avait des distractions.

DUPARC

Je l'avoue; c'est que je regardais les spectatrices.

MOLIÈRE

Ah! ahl

DUPARC

Une surtout, une petite blonde de dix-huit ans environ, fraîche comme une rose, jolie comme les Amours, l'œil vif, l'air espiègle et mutin, qui prenait tant d'intérêt à la comédie, qu'on lisait ses émotions sur son visage ; et quand Léandre, que vous représentiez, a fini par épouser Lucinde, elle n'a pu s'empêcher de battre des mains avec joie, ce dont elle a rougi ensuite, le plus gracieusement du monde.

MOLIÈRE

Puisque les Viennois nous ont bien accueillis, il s'agi de les divertir encore. — Voyons, que jouerons-nou demain ?

MADEMOISELLE DE BRIE

Je suis d'avis que vous donniez les Docteurs rivaux.

MADEMOISELLE BEJART.

Moi, je préfère le Docteur amoureux.

BEJART atné.

Si vous m'en croyez, vous jouerez la Jalousie de Barbouilli; c'est une pièce très-réjouissante.

DUPARC

Point du tout; si vous voulez quelque chose de tout à fait galant et spirituel, jouez le Médecin volant.

Messieurs, mettons-nous d'accord, s'il vous plait; laquelle de ces pièces faut-il choisir?

MADEMOISELLE DE BRIE, MADEMOISELLE BEJART, DUPARC, BÉJART ataé, parlant tous i la fois.

Les Docteurs rivaux ! -7- le Docteur amoureux I — la Jalousie de Barbouillé! — le Médecin volant!,..

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