‹ Œuvres complètes de F. PonsardChapitre 152 sur 219 · ACTE DEUXIÈME. S · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME. S

PURGON

M. Dimanche.

MADEMOISELLE DE BRIE

Puisque M. Dimanche consent à vous donner sa fille, épousez-la vite. Vous préparerez ensemble de bonnes purgations.

DUPARC, i Pargon.

Jetez-vous à ses genoux, et soyez éloquent, morbleu!

PDRGON, •• jetant i genoux.

Hélas! madame, écoutez-moi!

MADEMOISELLE DE BRIE

Non, non, relevez-vous.

PURGON, toujours i genoux.

Je n'épouserai pas mademoiselle Angélique.

MADEMOISELLE DE BRIE

Si fait, épousez-la.

PURGON

C'est vous que j'aime I

MADEMOISELLE DE BRIE

Point ! Je ne vous crois pas.

PURGON

Je vous suivrai au bout du monde.

MADEMOISELLE DE BRIE

Je ne veux rien entendre.

PURGON

Je vais dire à M. Dimanche que je ne veux pas de sa fille.

MADEMOISELLE DE BRIE

Chansons I

PURGON

Si VOUS me réduises au désespoir, je suis capable de me tuer.

MADEMOISELLE BEJART.

Eh! madame, laissez-vous fléchir I

DUPARC

Prenez pitié de ce pauvre jeune homme.

MADEMOISELLE BÉJART

Quel dommage, s'il allait se tuer pour tout de bon !

DUPARC

Il va rompre avec M. Dimanche, et vous ne pouvez rien demander de plus.

PURGON, pleurant.

Je romprai, je romprai.

MADEMOISELLE BEJART, faisant semblant de pleurer.

Ah! ah! il me fend le cœur.

DUPARC, s'essuyant les yeux..

Je n'ai jamais été si ému de ma vie.

MADEMOISELLE DE BRIE, tendant la main A Purgon.

Monsieur Purgon, je ne puis tenir contre vos prières.

PURGON, se relerant, arec explosion.

Ah! madame la comtesse, que vous êtes bonne!

MADEMOISELLE DE BRIE

Je m'en veux de ma faiblesse; mais le moyen de vous résister I

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