ACTE DEUXIÈME.: tZl
Que je suis heureux !
MADEMOISELLE DE BBIE.
Au moins, souvenez-vous que c'est vous qui l'avez voulu. ••
PURGON
Oui! oui!
MADEMOISELLE DE BRIE
Que j'ai fait mon possible pour vous détourner de cette idée...
PURGON
C'est vrai.
MADEMOISELLE DE BRIE
Que, si vous m'aviez crue, vous auriez épousé mademoiselle Angélique...
PURGON
Dieu m'en garde!
MADEMOISELLE DE BBIE.
Et que c'est malgré moi que vous aurez rompu ce mariage.
PURGON
Oui, c'est la vérité.
MADEMOISELLE BÉJABT.
Ah Dieu! a-t-il fallu supplier madame pour qu'elle y consentit!
MADEMOISELLE DE BRIE
Ainsi je ne suis pas responsable de cette rupture, et je n'en aurai pas les suites sur la conscience.
PURGON
Non, madame la comtesse.
MADEMOISELLE DE BRIE
Eh bien, mon cher Purgon, allez vous d^ager et revenez vite ; je vais tout préparer pour le départ.
PURGON
J'y cours, madame, j'y cours.
DU PAR G, rarrèUnt.
Surtout, ne ménagez pas les termes à M. Dimanche, et rompez de la bonne manière, sinon la comtesse ne croirait pas à votre sincérité, et vous seriez perdu auprès
d'elle.
PURGON
Je n'y manquerai pas.
DU PARC, r arrêtant encorA.
Elle est très-jalouse; elle est capable d*aller chez M. Dimanche pour s'assurer de la vérité.
PURGON
Soyez tranquille.
MADEMOISELLE DE BRIE, d'un ton passionné, en lui envoyant un baiser.
A bientôt, mon cher Purgon !
A bientôt, madame la comtesse!
Il sort précipitamment, oubliant son chapeau. DU PARC, roTenant, en riant aux éclats.
Ah! ah! ah! quelle dupe! est-il possible d'être si crédule I