ACTE DEUXIÈME
M. DIMANCHE
Gomme mon voisin Guillaume en aurait du dépit 1
MOLIERE
Ah 1 certes. — Et puis quelle bonne manière de vous venger de Purgon !
M. DIMANCHE
C'est vrai.
MOLIERE
Moi, si j'avais une fille, et qu'on m'eût fait un semblable affront, je voudrais la marier, le jour même, à un autre homme.
M. DIMANCHE
Écoutez, monsieur Molière, je suis un bon père, et je veux consulter les goûts de ma fille.
MOLIÈRE
C'est bien dit.
M. DIMANCHE
Et, puisqu'elle a du penchant pour Bellerose. .
MOLIÈRE
Oui.
M. DIMANCHE
S'il doit être un jour lieutenant...
MOLIÈRE
Il le sera!
M. DIMANCHE
Et si le comte de Maugiron achète mes draps...
MOLIÈRE
Il les achètera!
M. DIMANCHE
Eh bien, pour faire plaisir à ma fille, je permets qu'elle épouse son sergent Bellerose.
MOLIERE
Ah! rexcellenle parole ! j'ai envie de vous embrasser.