III
Quand la couche des dieux aurait été jalouse De pouvoir t* accueillir avec le rang d'épouse ; Et moi, qui rends les dieux envieux de mon sort, Suis-je pas bien ingrat d'oser me plaindre encor? Devrais-je pas d'une âme également contente Jouir de l'entrevue et supporter l'attente, Et ne devrais-je pas bénir à deux genoux Un bonheur surpassant mes eiïorts les plus fous? Non, pour me pardonner, il faut que tu sois bonne ; Je mérite une peine, et cependant pardonne!
Je pardonne, dit-elle, en lui baisant les yeux, Car tu m'aimerais moins, si tu m'attendais mieux.