L'AUTOMNE
Près d'un feu pétillant il est doux de s'asseoir Quand l'ouragan sévit dans la forêt prochaine.
L'hiver, facile au riche, est dur au malheureux; Qu'il s'approche de l'âtre, où le sarment flamboie, Et que, fortifié par un vin généreux, 11 emporte chez lui quelques heures de joie !
LCDIBRIA VENUS.
Vous demande! un chant aux muses disparues; Quel chaut peut-on mêler au tumulte des rues Et quelle mélodie aux éclats du canon ?
déesses d*Horace, ô muses de Virgile, Grâces qui dansiez le soir d*un pied agile.
Nous ne savons plus votre nom.
Qu'étes-vous devenus, dieux des pipeaux champêtres. Dont les vers alternés amusaient les ancêtres? Les dieux comme les rois cherchent fortune ailleurs. Ces refrains du passé leur semblent froids et tristes, Et Téglogue aujourd'hui chante aux capitalistes La romance des travailleurs.
La parole appartient aux sophistes moroses; Quant au poète ami des fêtes et des roses, 11 ne s*épanouit que sous un ciel d'azur.
11 faut que Lesbia se penche sur sa lyre.
Il faut que Lalagé, la belle au doux sourire. Sourie au chantre de Tibur.