‹ Œuvres complètes de F. PonsardChapitre 209 sur 219 · LA FLEUR D'ORANGER · texte numérisé non relu

LA FLEUR D'ORANGER

Mystère plus suave encor!

Sous les caresses de son aile Déjà se formait un fruit d*or Dans ma corolle maternelle.

— Pourquoi donc fuir le ciel heureux Où tant de fêtes t'ont bercée?

— Un pauvre chanteur amoureux Me cueillit pour sa fiancée.

Je n'aurais pas fui mon jardin Pour le corsage des princesses, Et je n'aurais eu que dédain Pour l'union de deux richesses;

Mais l'union des cœurs me plaît; Je tiendrai lieu de perles rares.

Des présents que le bon Dieu fait Les arbres ne sont pas avares.

Je renonce à mes longs espoirs; J'aime mieux mou court esclavage, Et mourir dans ses cheveux noirs Que de vivre sur un rivage.

Août 1863.

34i POÉSIES DIVERSES.

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