ACTE DEUXIÈME
HUMBERT
Mais oui.
HOCHE
Voilà, pardieu! des choses imprévues; C'est à n'y croire pas, même les ayant vues.
Çà! mais j'ai donc été tout à fait convaincant? Je ne me savais pas à ce point éloquent.
— Viens, je t'introduirai.
Il le prend par le bras.
Qu'est-ce donc? ton bras tremble?
Allons, ferme ! En avant ! Au feu marchons ensemble !
U l'entraîne Ters madame Tallien.
J'amène à vous, madame, un de mes bons amis.
Que vous me demandiez, que je vous ai promis :
Le citoyen Humbert, représentant et membre
Du comité, soldat au Rhin et sur la Sambre,
Qui s'est plus fait connaître aux bivacs qu'aux salon$.
Et qli'une femme émeut plus que dix bataillons.
MADAME TALLIEN
Ah ! mon cher général, grâce vous soit rendue.
Bile regarde la marquise en souriant.
Puisque c'est à vos soins que ma conquête est due I Et tâchons que monsieur, un peu plus raffermi, N'ait plus de nous la peur qu'il fait à l'ennemi.
HUMBERT, après s'être incliné devant madame Tallien,
à la marquise.
J'ai fait selon vos vœux. Votre père, madame, Peut rentrer à Paris.
LA 3IARQLISE.
Merci, du fond de l'âme I Merci ! c'est une bonne, une noble action;
C'est un droit éternel à mon affection.
Lui montrant une chaise à côté d'elle.
Seyez-vous là, monsieur. J'ai le cœur plein de joie.
BIADAME TALLIEIV, à Léonard Bourdon.
Approchez, citoyen Léonard, qu'on vous voie.
Bon I Tendez votre main.
A la marquise.
Un poignet courageux, Qui surprit le tyran dans son antre orageux.
C'est pourquoi je pardonne à cette main virile D'être sans gants chez moi, comme à l'hôtel de ville.
A un fournisseur.
Combien vous a coûté le château de Marly, Monsieur Guillaume ?