‹ Œuvres complètes de F. PonsardChapitre 73 sur 219 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

HOCHE» HUMBERT, .«r u puca; LA MARQUISE,

sur !• porte de la maifon.

LA MARQUISE

Ciel! Humbert! Au moment de Taborder, je tremble.

Bile reste appuyée contre le mur.

HOCHE, à Humbert.

Je suis content de toi ; c'est agir vaillamment ; Et voilà qui vaut mieux qu'un lâche abattement. — N'est-ce pas, cher ami, que l'odeur du salpêtre Guérit tout désespoir, si profond qu'il puisse être?

HUMBERT, tecouant la tète.

Non.

HOCHE

Tu l'aimes toujours?

HUMBERT

Plus que jamais. — D'abord Je ne cherchais au feu qu'une honorable mort...

HOCHE

Allons donc!

HUMBERT

Il est vrai que l'instinct militaire.

Le vieux patriotisme et l'orgueil de bien faire. Se réveillant soudain pendant l'engagement.

Ont dominé chez moi tout autre sentiment;

Frappant sa poitrine.

Hais la blessure est là, toujours; elle est mortelle.

HOCHE

Bah! nous t'enverrons prendre une autre citadelle.

IIUMBERTy aperceTant U marquise.

Dieu I que vois-je !

La narquiae, m Tojant reconnue, s'arance lentement Tert Hambert.

LA MARQUISE

HumbertI

Quoi ! vous ici I dans Auray I

Hoche s'éloigne nn pen pont les laisser ensemble. Xi Ta s'asseoir à quelques pas, sur un des bancs de l'auberge, et ouvre des dépêches qu'il déploie sur la table.

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