‹ Œuvres complètes de F. PonsardChapitre 78 sur 219 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

C'est vrai !

LA MARQUISE

C'est vrai ! Dieu bon ! quel jour inespéré !

HOCHE

La loi ne doit donc plus le frapper à ce titre;

C'est un simple vaincu dont je deviens l'arbitre.

J'ai fait grâce aux chouans; qu'il soit libre comme eux.

LA MARQUISE, lui baisant le main.

notre sauveur!

HUMBERT, lui serrant l'autre main,

Noble ami ! cœur généreux !

HOCHE

J'ai dit qu'on nous l'amène; il va bientôt paraître.

— Ce sera bien matière aux reproches peut-être; On trouvera que j'use un peu trop largement

Du droit restreint que j'ai de me montrer clément,

Et qu'un noble, accouru pour nous faire la guerre.

Est un autre ennemi que le chouan vulgaire.

Mais bah ! je crois avoir assez servi l'État

Pour commettre envers lui ce léger attentat;

Quoi qu'il en soit d'ailleurs, dût-on m'en faire un crime.

Il me plaît d'obliger un ami que j'estime.

— Voici le, prisonnier.

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