‹ Œuvres complètes de F. PonsardChapitre 82 sur 219 · LE SOLDAT · texte numérisé non relu

LE SOLDAT

C'est un émigré, Repris en s' évadant.

nOCHE, arec hameur, aux soldats.

Et pourquoi le reprendre.

Maladroits?

Au premier soldat.

Laisse-nous. Aux geôliers va le rendre.

LA BIARQUISE, a'avançant vers Hoche.

Général ! . . .

nOCHE, avec tristesse.

Je comprends. — C'est hors de mon pouvoir.

LE VICOMTE, i la'marquise.

Mille grâces ! — Veuillez ne pas vous émouvoir, Marquise. Au sort galment toujours je m'abandonne, Et la fin d'un soldat n'a rien dont je m'étonne.

J'aime les dénoûments impromptu; j'ai trouvé Mon fait.

AlUot Ten Hoche, et d'une Toix calme et grare, en se découTrmnt.

Vive le roi !

Allant yen la marquise.

Votre père?

LA MARQUISE

Sauvé.

LE VICOMTE

Bon ! je m'en réjouis. — Adieu, belle inhumaine; Jusqu'au dernier soupir j'ai porté votre chaîne.

Il s'éloigne, emmené par les soldats, et, se retonmant, ayant de sortir.

Ah I un conseil : mettez l'habit athénien ;

C'est un galant costume et qui vous sied fort bien.

Il sort.

HOCHE, le suiTsnt des yeaz.

Toujours légers ! la mort ne peut les rendre graves. N'importe : ils meurent bien; ce sont aussi des braves; Quand pourrons-nous, cherchant de moins tristes succès, Sous les mêmes drapeaux ranger tous les Français !

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