III
Soit quand il m'accordait le salut d'un rival,
Soit, et ce dernier trait l'emporte encor sur l'autre,
Quand il a refusé de m'accorder le vôtre.
Cette noblesse-là vaut tous nos écussons;
Il commence une race et nous la finissons;
Et le nom que se fit notre premier ancêtre.
Lui-même se le fait pour les âges à naître.
— Mon père, au nom du ciel! mon père, apaisez-vous! Restez vers nous ! vivez pour être aimé de nous !
Ne recommencez plus une impuissante lutte ;
Ce désastre écrasant consomme votre chute.
Voyez, sur quelque point que vous tourniez les yeux.
Les vôtres terrassés, les leurs victorieux.
Et, dans le monde entier projetant son idée,
La Révolution, grande, forte et fondée.
Bénissez un hymen où l'on verra s'unir
Les noms de l'ancien temps et ceux de l'avenir!
LE COMTE
Jamais. Si le destin trahit la cause auguste. Je ne me ploirai pas sous son arrêt injuste; S'il m'ôte biens, patrie et famille, enfin tout, Seul, pauvre et vagabond, je resterai debout.
A la marquise.
— Je ne vous connais plus.
Il s'éloigQ« sans prendre garde aux gestes suppliants de la marquise
qui s'ofTorce do lo retenir.
nOCHE, â la marquise éplorée.
Vous aurez votre père, Plus tard. Laissez le temps adoucir sa colère.