ACTE PREMIER
TIYIAN, A Albert, en lai montrant Galilée.
Quelle majesté brille Sur son front! Qu'il est beau, s' appuyant sur sa fille!
Allant à Galilée.
Salut, ô Galilée, ô maître glorieux, Prince de la science, explorateur des cieux.
Honneur de ta patrie et lumière du monde ! La terre de Saturne, en demi-diéux féconde, La mère des héros et des grands écrivains S'applaudit de t' avoir fourni ses flancs divins; La nouvelle Italie, échappée aux ténèbres, Tinscrit au premier rang de ses enfants célèbres; Le genre humain t'adopte, et la postérité S'inclinera devant son aïeul respecté.
TOUS
Honneur à Galilée !
VIVIAN, i Antonia.
Et vous, soyez bénie.
Vous, gracieux appui de l'austère génie.
Jeune fille ! On croirait voir, en vous contemplant, Autour d'un marbre antique un lierre s'enroulant ; Dans ce groupe sacré, l'un rayonne sur l'autre; Vous recevez un lustre et vous prêtez le vôtre : Sur vous descend sa gloire, et, par vous rafraîchis, Votre jeunesse monte à ses cheveux blanchis.
ANTONIA, à Galilée.
père bien-aimé, que je me sens émue!
Que cette ovation doucement me remue!
GALILEE, à Vivian et aux étudiants.
Merci, cher Vivian ; mes bons amis, merci !
436 GÂLILËE.
Mais c'est assez ; Dieu seul doit triompher ici ; Je ne suis qu'un héraut de ses lois souveraines, Dont Copernic d'abord découvrit les domaines. Gardez donc votre hommage au grand ordonnateur.
UN PAYSAN, tirant Galilée par son habit.
Docteur, voici ma main.
UNE JEUNE FILLE, le tirant de l'antre cdté.
Voici ma main, docteur.
GALILEE
Et pourquoi, s'il vous plaît?
LE PAYSAN
Pour savoir, Excellence, Si contre Filipo je puis avoir sentence.
LA JEUNE FILLE
Et moi, c'est pour savoir quand je me marlrai.
LE PAYSAN
Je vous palrai bien.
LA JEUNE FILLE
Moi, je vous embrasserai.
GALILÉE
Mes enfants, je ne puis vous répondre; j'ignore Comment arrivera ce qui n'est pas encore.
LE PAYSAN
Eh ! vous n'êtes donc pas sorcier?
GALILÉE
Pas plus que toi.
LA JEUNE FILLE
Mais que savez-vous donc?