DU MÊME A L'ABBÉ DE BEAUMONT
Sur la disposition des esprits . et la manière dont le duc de Bourgogne a reçu la nouvelle du Bref.
A Roiiu-, 18 avril (1699).
Je suis Irès-persuadé , monsieur, de votre bon cœur à mon égard, et je connois depuis long-temps avec quelle afl'ection et quelle sincérité vous savez vous donner tout entier à vos amis. Mais dans celte rencontre notre peine est la même ; elle doit se réunir dans un sujet qui nous touche également, et je voudrois ramasser toutes nos forces , afin de nous entr'aider les uns les autres de tout notre pouvoir à la souffrir généreusemenldans les dispositions que lapiélé chrétienne demande de nous. La lettre de M. de Cambrai me le fait voir plus grand que jamais , et plus digne de vénération. On attend ici sa réponse avec plus d'impatience que je ne saurois vous l'exprimer ; et ceux mêmes qui ont le moins cherché à ménager sa réputation avouent qu'il la soutiendra fortement , et même qu'il lui donnera encore plus d'éclat , s'il témoigne la soumission qu'il a promise au jugement du Pape. J'attendrai dans le silence que vous me recommandez la lettre de mercredi prochain , et c'est là-dessus que je réglerai et mes paroles et mes visites , et mon séjour et mon départ. Vous ne doutez pas que je ne désire de tout mon cœur de |)ouvoir bientôt me réunir dans une .société aussi douce que la vôtre, où je pourrai vous assurer tout à loisir de mon respect très-sincère et de nionaltacbement toujours le môme pour vous.
Un ecclésiasti(iue de la connoissance de M. de L. vient de lui écrire un billet , où il lui dit : « J'ai lu aujourd'hui de mes yeux une lettre , » envoyée [)ar celle dernière posle de France » au R. P. supérieur Trmilaire de Saint-Denis, » savoir : Un seigneur parlant à Mgr le Duc de » Bourgogne , (!n lui disant : Monseigneur y la » doctrine de M. de Cambrai vient d'être con- )) damnée ; Mgr le duc de Bourgogne lui ré- » pondit ces paroles : Celle qu'il ni a cnseiynce » ne le sera jamais. » J'ai copié mot à mot.
CORRESPONDANCE SUR L'AFFAIRE DU QUIÉTISME
Avez-vous vu deux vers latins que quelques personnes , arrivées depuis peu de Paris , répandent ici sans demander aucun secret , ni sur les vers ni sur l'ardievèque (do Paris) dont ils veulent parler.
Virsiinpiex. loi lasse pius, sed pra'sul ineplus, Tt'nlal, adiniplet, agil, plnrima, paucii, iiihil.