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Les écrivains ecclésiastiques paroissoient s'être partagés sur la sincérité des protestations de Synésius. Le cardinal Baronius s'est déclaré pour l'opinion que nous avons rapportée dans VHistoire de Fénelon. Mais le père Petau , éditeur des œuvres de Synésius, pense que ses protestations étoient sincères, qu'il resta attaché à ses opinions, et qu'il ne se sépara point de sa femme. Luc Holstenius a publié à Rome une dissertation où il a exprimé le même sentiment que le père Petau. Mais quelque imposante que soit l'autorité du père Petau en une pareille matière, elle a été contredite par plusieurs canonistes estimés. Les auteurs ecclésiastiques sont également partagés sur la nature des opinions de Synésius. Il paroit qu'elles participoient en quelque sorte des idées platoniciennes sur la métempsycose , et de la résurri'Ction des origénistes dans une autre chair. On sait que beaucoup de Pères grecs étoient imbus de la doctrine de Platon ; ils le considéroient comme celui des philosophes de l'antiquité, qui avoit donné les notions les plus sublimes de la divinité, et les plus conformes à celles que toutes les pages des livres sacrés expriment dans un langage si magnifique. Synésius avoit occupé sa jeunesse aux études de la philosophie, et ses ouvrages attestent les progrès qu'il y avoit faits. Il n'est pas étonnant, qu'avant d'avoir reçu la
' AiiiiaK-s vciljli.iufs . I. Il, 11. G5<J , annt?c 1719.