XXXV II L
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uonseigneur, divers passages de saint François de Sales, que je vous supplie d'agréer que je vous marque ici. II dit dans V Entretien de la ( .'on fiance , eu [)arlant de l'occupation intérieure d une ame toute abandonnée à Di*u . qu'elle ne fait autre chose que de demeurer auprès de Dieu, comme « Madeleine, toute aban- » donnée à sa sainte volonté, qui l'écoutoit lors- » qu'il parloit , et lorsqu'il cessoif de parler, » qui cessoit d'écouter, mais qui ne bougeoit » pourtant d'auprès de lui. »
RÉr. — Ne bouger d'auprès du Sauveur,
LETTRES DE BOSSLET A MADAME DE LA MAISONFORT
même quand il cesse de parler, c'est secrètement prêter l'oreille comme prêt à recevoir la moindre parole , et ne rien perdre du discours dès qu'il daignera le recommencei- : ce qu'il y a à conclure de là . c'est qu'il ne faut point être agité , ni se livrer à une inquiète mobilité; mais ce n'est pas à dire qu'on n'agisse point.
DKMANrtE.
pas dans les livres ordinaires , où les œuvres de saint François de Sales sont séparées , mais dans un gros livre où elles sont toutes réimies , et qui est imprimé par un plus vieux libraire que Léonard .
PiÉp. — On a dit déjà ' que le discours n'est pas nécessaire pour l'exercice de la foi.
Demande.
Le saint dit , dans un petit ebapitre qui a pour titre, Exercice du déiininUement de soimême : « Demeurez fidèlement invariable en » cette résolution de vous tenir en la très-simple » unité et très-unique sinqjlicité de la présence » de Dieu . par un entier dépouillement et re- » mise de vous-même entre les bras de sa sainte » volonté; et toutes les fois que vous trouverez » votre esprit liors de cet agréable séjour, ramc- » nez-l'y doucement , sans l'aire pourtant des » actes sensibles de l'entendement ni de la vo- » lonlé , etc. »
Rkp. — Ramener son esprit, n'est-ce pas un acte , et une sorte d'effort sur soi-même . mais doux et tranquille? Quand on le fait, on le sent; et si l'on dit qu'il n'est point sensible , c'est que ce n'est point de son acte qu'on est occupé . mais de Dieu.