XLI
Demande
Dans un antre |)e(it cliaj)ilre , (jui a pour tilrc, i/'intc (ir(iisi)ii d'il iniDc , sans user de discours , rf(^ni(lc hirii jirhc.iii . saint François de Sal(!s parnil s'aposlroplicr lui-même dans c(! ebapitre ; mais je i inis (juc ('(^st une lettre qu'il écrivoit à la mère de Cbanlal , lorsqu'elle croyoit (pic s'il commandoit à son espiit, (jui vouloit toujours discourii', de s'arrêter, il (;raindroit le coimnandenient. .le V(jus cile . monseigneur, les deux pelils cbapitres , parce (pi'ils ne sont
Dans l'endroit que je cite article précédent , saint François de Sales dit ; « Demeurez sim- « plement en Dieu, ou auprès de Dieu, satis » vous essayer de rien faire , et sans vous eun quérir de lui ni de cbose du monde, sinon à » mesure qu'il vous excitera , etc. »
RÉr. — Tout cela est vrai dans certains momens où Dieu lient uneame actuellement sous sa main; mais que cela puisse être dans toute la vie, cciil passages du saint et de la mère de (^bantal font voir le contraire . et l'Évangile y répugne aussi bien que re\[)érience.
XLlll. — Demande.
« Sus, mon pauvre esprit, rejetons toutes » sortes de discours , d'industries , de curiosités » et de répliques; simplifions-nous, et vidons- » nous de cet ennuyeux soin de nous-mêmes ; » fermons-nous en la simple vue du tout de » Dieu et de notre néant ; accoisons-nous dans » les effets de cette souveraine volonté , sans » nous remuer pour produire des actes de l'en- » tendement ni de la volonté; oui, fermons- » nous là sans nous bouger ni peu ni [)rou , )) voire même quand il faudra pratiquer les ver- » tus, et que nous serons tombés eu quel()U(î » faute; car le doux Jésus nous donnera les » sentimens nécessaires, mieux que nous ne » nous les saurions |)rocu!ei- avec toutes nos » imaginations. »
liÉr. — On se sinq)lilic aciivement, on est quelquefois passivement sim|)lilié : ce soin ennuyeux est en môme temps inquiet , et il est bon de s'en vider. Il est bien certain que les actes d'cut(!ndement que le saint évêque exclut, sont ceux qui rompent la tête; les actes de volonté sont ceux qui troublent le cti^ur : il est vrai (pi'il faut s'aflliger, mais non i)as s'inquiéler de ses fautes; ce sont des conseils que les saiuls donnent dans tous les états , mais principalement aux âmes qui se consument par leiw excessive a( livilé. Ceux (|ui ci'oient se [trorurer
' \(iV/., .i-(lcsMls, |i. 80.
LETTRES DE BOSSUET A MADAME DE LA MAISÙNFORT
lie meilleuis spiitiinens par leur imuginatioii , ijuc par une simple attenlioii à la vérilé , sont (lans l'erreur, cl personne ne révoque en doute telle doctrine du saint; mais elle ne conclut rien pour la suppression universelle des ados, iti même des pieux efforts de la volonté , poui-vu (ju'ils se fassent eu toute vérité ol douceur du Saint-F^^sprit.