‹ Œuvres completes de Fenimore CooperChapitre 35 sur 253 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Oq a beaucoup parlé , beaucoup écrit dans le temps sur l'opportunité politique de la réunion des vastes contrées de la Louisiane au territoire immense et mal peuplé des Etats-Unis Néanmoins, l'ardeur de la controverse apaisée , les considérations personnelles libéralement écartées, on s'accorda sur la sagesse de cette mesure. Il devint bientôt évident pour le cerveau le plus étroit que, si , vers l'ouest , la nature nous opposait une barrière de déserts, il en résultait la nécessité de nous rendre maîtres d'une zone de territoires fertiles qui auraient pu devenir un jour la propriété d'une nation rivale. Cette acquisition nous assurait le monopole d'un immense débouché et plaçait sous notre contrôle les innombrables tribus de sauvages qui habitent le long de nos frontières ; elle conciliait des intérêts opposés^ calmait des défiinces nationales , ouvrait mille voies au commerce intérieur et à la navigation de l'océan Pacifique ; et si un jour il devient nécessaire de partager paisiblement notre immense république «n plusieurs souverainetés distinctes , cette extension du sol anglo- américain nous assure un voisin qui ijiossédera notre langue, notre relig:

l'espérer, nos principes de droit poli à beàUi. deniers comptants eût été

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