LETTRE XCVII
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Il m'est bien sensible de ne pouvoir tenir ni conférence ni synode , et de ne reconnoître plus ni brebis ni pasteurs avec lesquels tout commerce me paroit rompu. Quand est-ce que les voies de Sion seront libres à ceux qui veulent venir aux solennités ? Quand est-ce que le Seigneur rassemblera les dispersions d'Israël? Quand est-ce que la parole du Seigneur sera déliée ? Ce sera sans doute quand nos péchés cesseront. Je suis bien aise de savoir les consolations que Dieu vous a données cette quinzaine de Pâques. Dominas moriificat et vis^ificat. J'y prends la part que je dois, et je loue le Seigneur de ce qu'en nous frappant même il ne nous abandonne pas. Vous devez contenir les catholiques armés. Ils doivent combattre et faire les guerres du Seigneur , -non pas piller les amis et les ennemis. Nous allons voir une nouvelle scène et de nouveaux acteurs, et peut-être des projets nouveaux. Il faut renouveler nos vœux et nos prières, et rallumer notre zèle. Je parlerai à M. le maréchal de Villars. Donnez - nous de vos nouvelles , et croyez - moi , monsieur , de tout mon cœur, etc.
A Tïismes, ce lo arril 1704.
DE FLÉCHIER. t^-J