LETTRE CXXXIX
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Je vous suis obligé, ma chère sœur, de la part que vous avez prise à la perte que nous avons faite {le moii neveu. Il étoit tout forme , tout établi « Talnë ' de sa famille, et propre à s'avancer dans le service. Dieu Ta appelé , il a eu le tentps de se réconnoitre. U n*a plus besoin que de nc^ prières. Je vous demande les vôtres. Je suis bien aise que voire père Provin- .cial ait fait la visite de votre monastère. Jo ne doute pas que vous n'en ayez reçu beaucoup de consolation, et vous me faites {daisir de croire que j'y ai quelque part , car personne ne souhaite plus que moi votre salut et votre repos d^os la vie austère que vous avez embrassée. Le désir que vous avez de remplir les devoirs de votre vocation , et la grande charité que vos mères ont toujours eue pour vous vous doivent aider à porter le joug du Seigneur avec courage. Je vous offre souvent à Dieu dans mes prières , et je vous assure qu'on ne peut être plus véritablement que je le $uis, ma chère sœur, votre, etc.
. Recommandez-moi bien aux prières de votre révérende mère abbesse , et de la ndère de Sorges , et fai^ tesp-leur mes complimens.
A NisQici, ce 17 octobre i^o5.
DE FLÉGHIBR. 20I